Depuis plus de vingt ans, ma sculpture est principalement centrée sur la figure humaine, parfois assez détaillée ou le plus souvent épurée de telle sorte qu’elle peut paraître abstraite au premier regard. Un nombre important de mes œuvres est né du travail de la cire. Ces sculptures, réalisées en Afrique, apparaissent au bout de mes doigts, sans intention préalable, en un geste rapide ou au contraire dans un temps long où se conjuguent mon regard sur la sculpture en cours, mon intuition de la forme juste et ma mémoire enfouie. Les autres sont réalisées en France sur ordinateur à partir d’une des sculptures précitées. Elles en sont les déclinaisons ou au contraire s’évadent vers d’autres formes. Dans certains cas j’utilise mes propres algorithmes de transformation qui me permettent de parcourir d’autres pistes. Ma sculpture est terminée quand elle devient autonome, quand un équilibre entre puissance et retenue s’est installé, quand elle m’apparait presque vivante. Au début mes sculptures racontaient une histoire à l’aide de plusieurs personnages autour d’un thème précis. Actuellement je laisse émerger le sujet par lui même, qui se révèle être un visage la plupart du temps. Non par une volonté délibérée de ma part mais par un besoin inconscient qui rejoint celui qui me poussait à crayonner le même sujet pendant mes cours du lycée. Plutôt qu’un sujet précis, je cherche à exprimer la pureté de l’émotion.











